Pour l’instant, je vais bien
« Pour l’instant, je vais bien » est une phrase anti-crise simple : voici pourquoi elle apaise, comment l’utiliser en 3 étapes, et les erreurs à éviter. Sommaire Comment j’ai découvert cette phrase par accident Pourquoi ça marche : ce que 15 ans de cabinet m’ont appris Mode d’emploi : comment je l’enseigne en cabinet Les 3 erreurs qui tuent l’effet (et comment les éviter) Leurs réactions après 1 semaine d’utilisation BONUS : 3 variantes « sur mesure » Ce que vous pouvez faire maintenant 🎤 Comment j’ai découvert cette phrase par accident Je vais vous avouer quelque chose : la phrase “Pour l’instant, je vais bien”, je ne l’ai pas inventée. Elle m’a été offerte… par une patiente en colère. C’était un mardi après-midi, il y a quelques années, dans mon cabinet du 16ème arrondissement à Paris.Sophie – je me souviens encore de son prénom – débarque comme une tornade : yeux rouges, mains tremblantes, souffle court, pupilles dilatées. « Bruno, je viens de quitter mon open-space en courant. Hier, j’ai cru faire un infarctus. Mon médecin veut me donner des anxiolytiques, mais MOI, je veux une solution sans pilule. » Pendant la séance, je lui apprends un protocole d’auto-hypnose classique. Elle explose, les yeux brillants de colère : « Tout ça, c’est trop long ! Moi, j’ai besoin de quelque chose en 10 secondes, entre deux réunions ! » Silence. Je réfléchis… Je repense alors aux travaux du Dr. Stephen Porges (théorie polyvagale) et aux études sur les ancres verbales en neurosciences (« Polyvagal Theory » – Porges, 2011 | « Verbal Anchors in Emotion Regulation » – Frontiers in Psychology, 2020). Et là, sans réfléchir, je lui lance :-« Bon. Répète après moi : ‘Pour l’instant… je vais bien.’ Trois fois. Comme une incantation. »Elle obéit, sceptique. Et là… ses épaules se relâchent. « Putain… ça marche. » (Oui, elle a dit « putain ». Sophie n’était pas du genre langue de bois.) Depuis, je la donne à 90% de mes patients en crise. Et aujourd’hui, je vous explique pourquoi ça marche SI bien, et comment l’utiliser même si vous n’y croyez pas. 🧠 Ce que des années de cabinet m’ont appris sur cette phrase 1. « Pour l’instant » : Le mot qui trompe votre amygdale Votre cerveau est un détective parano. Il scanne en permanence les menaces. Quand vous dites « Tout va bien », il ricane : « Menteur ! Regarde ton cœur qui bat à 120 ! » Mais « Pour l’instant » ? C’est une porte de sortie. Votre cerveau ne peut pas nier que, là, maintenant, vous n’êtes pas en train de mourir. Même si vous stressez pour demain. Exemple avec Jean, 45 ans (chef d’entreprise) : « Il arrivait en séance en sueur, persuadé qu’il allait faire un burn-out. Je lui ai fait répéter la phrase. Sa réponse ? ‘Mais… c’est vrai. Là, maintenant, je suis assis dans ton fauteuil, je respire. Je vais BIEN.’ Depuis, il l’utilise avant chaque conseil d’administration. » Preuve neuroscientifique :Une étude de l’Inserm (2022) montre que les phrases avec des marqueurs temporels (« maintenant », « pour l’instant ») réduisent l’activité de l’amygdale de 40% en moyenne. Source : Étude Inserm sur les marqueurs temporels et l’anxiété 2. La répétition x3 : Le « bug » neuronal Pourquoi 3 fois ? Parce que votre cerveau a besoin de confirmation : 1ère fois : « Ok, tu dis ça… » 2ème fois : « Hmm, peut-être… » 3ème fois : « Bon, d’accord, je l’admets. » Cas de Claire, 28 ans (étudiante en médecine) : « Elle répétait la phrase en boucle pendant ses partiels. Un jour, elle m’envoie un audio : on entend sa voix qui tremble à la 1ère répétition… et qui se stabilise à la 3ème. Elle a eu 16/20. » 3. L’erreur à éviter (et que 90% des gens font) Ne JAMAIS dire juste « Je vais bien ». Votre cerveau sait que c’est faux. La nuance « pour l’instant » est OBLIGATOIRE. Exemple raté : Un patient, Luc, m’a dit : « J’ai essayé, ça marche pas ! » → Il disait « Je vais bien » en serrant les poings. Résultat : effet inverse. On a corrigé ensemble, et ça a marché. 🛠️ Mode d’emploi : Comment je l’enseigne en cabinet Étape 1 : Repérez le « déclic » physique Votre corps vous envoie 3 signaux avant la crise : Chaleur soudaine (comme une bouffée). Respiration bloquée (vous inspirez mais n’expirez pas). Pensées en boucle (« Et si… Et si… »). Astuce de pro :« Posez une main sur votre ventre. Si vous ne le sentez pas bouger quand vous respirez, c’est le signe : votre corps est en mode ‘urgence’. » Étape 2 : Dites la phrase « Pour l’instant, je vais bien » en respectant la procédure ci-dessous (validée scientifiquement). La Respiration « Fleur de Rose » (Activation du Nerf Vague)Inspirez profondément comme si vous sentiez une rose épanouie. Comment faire : Prenez une inspiration lente par le nez (4 secondes), en visualisant une rose qui s’ouvre dans vos poumons.Bloquez 7 secondes, puis expirez doucement par la bouche (8 secondes). Pourquoi ça marche ? Stimule le nerf vague (système parasympathique), réduisant le rythme cardiaque de 10-15% (Frontiers in Psychology, 2019).Active le cortex olfactif, ce qui détourne l’attention de l’amygdale (siège de la peur). Astuce :En public ? Une inspiration nasale discrète suffit. Posez une main sur votre ventre pour sentir le mouvement. Le Mantra « Bougie » (Répétition Apaisante) « Dites 3 fois : ‘Pour l’instant… je vais bien.’ en soufflant comme pour éteindre une bougie. » Comment faire : Expirez lentement en prononçant :“Pour… l’instant… je vais bien.” (comme un souffle qui éteint une bougie).Répétez 3 fois, avec une pause entre chaque. Pourquoi 3 fois ? La répétition triple crée un effet d’ancrage neural (Université de Londres, 2021).Le souffle long active le système parasympathique (effet « frein » sur le stress). Variantes : En public : Murmurez ou pensez-la intensément.Version courte : “L’instant… va bien.” L’Ancrage Physique (2 Options) « Ajoutez un geste pour ancrer la phrase dans votre corps. » Option 1 – Geste « Pouce-Index » :Pressez doucement votre pouce contre votre index pendant 10 secondes.→ Pourquoi ? Active le cortex sensoriel, ce qui « réinitialise » l’attention.Option 2 – Contact Froid :Touchez un objet froid (verre d’eau, clé métallique).→ Pourquoi ? Le froid
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